samedi 26 février 2011
Bonjour à nos amis japonais
Puisque j'ai quelques lecteurs au Japon et j'en suis très honorée, je souhaite leur adresser un petit bonsoir de France. Au plaisir de vous lire......
mardi 22 février 2011
Une annonce dans un quotidien, tiens, tiens, on recherche une bonne bouille pour un casting à Paris. Je pense à mon fils, le numéro 3;
Je lui en parle comme ça , pour voir...
Il m'en reparle le lendemain, et le surlendemain....
Alors après une séance photo faite à la va vite dans le jardin , on répond à l'annonce à la va vite également sur l'ordi.
Il n'aura pas fallu plus d'une minute pour avoir un appel, nous demandant si on pouvait se voir la semaine prochaine car effectivement le petit a une belle frimousse. Rendez vous est pris sous nos regards surpris, on n'ose y croire , l'histoire est trop belle.
Mardi 22 Février , 14 heures.
On traverse une cour pavée, et on arrive devant une porte .... close....personne.
C'était bien la peine de se dépêcher, on a tourné pendant une demi heure cherchant une place pour se garer, passant et repassant devant des sex shops de tout genre, les enfants scotchés à la vitre: "tu t'rends compte man, ils mettent même des objets dans la vitrine."" T'es pas obligé de regarder , tourne la tête.""mais de l'autre coté , c'est pareil !" misère !
La directrice et ses collègues arrivent ainsi que des familles avec leurs enfants.
Nous sommes bien accueillis , c'est chaleureux .
Par contre dans la salle d'attente, c'est pesant.
Les regards en coin des parents jaugeant votre enfant, ça sent la compèt à plein nez.
Mon fils passe en premier et part dans un studio , il me racontera avoir été un peu destabilisé par l'éclairage, le texte dit de façon approximative par la directrice de casting....
Celle-ci nous a dit en prenant congé : "votre fils est chouette, vraiment chouette"
On aura la réponse entre le 20 et le 30 mars pour un second tour ou pas.... car pas de réponse égal refus. C'est duuuur !!!!
Je lui en parle comme ça , pour voir...
Il m'en reparle le lendemain, et le surlendemain....
Alors après une séance photo faite à la va vite dans le jardin , on répond à l'annonce à la va vite également sur l'ordi.
Il n'aura pas fallu plus d'une minute pour avoir un appel, nous demandant si on pouvait se voir la semaine prochaine car effectivement le petit a une belle frimousse. Rendez vous est pris sous nos regards surpris, on n'ose y croire , l'histoire est trop belle.
Mardi 22 Février , 14 heures.
On traverse une cour pavée, et on arrive devant une porte .... close....personne.
C'était bien la peine de se dépêcher, on a tourné pendant une demi heure cherchant une place pour se garer, passant et repassant devant des sex shops de tout genre, les enfants scotchés à la vitre: "tu t'rends compte man, ils mettent même des objets dans la vitrine."" T'es pas obligé de regarder , tourne la tête.""mais de l'autre coté , c'est pareil !" misère !
La directrice et ses collègues arrivent ainsi que des familles avec leurs enfants.
Nous sommes bien accueillis , c'est chaleureux .
Par contre dans la salle d'attente, c'est pesant.
Les regards en coin des parents jaugeant votre enfant, ça sent la compèt à plein nez.
Mon fils passe en premier et part dans un studio , il me racontera avoir été un peu destabilisé par l'éclairage, le texte dit de façon approximative par la directrice de casting....
Celle-ci nous a dit en prenant congé : "votre fils est chouette, vraiment chouette"
On aura la réponse entre le 20 et le 30 mars pour un second tour ou pas.... car pas de réponse égal refus. C'est duuuur !!!!
mardi 8 février 2011
C'est fou ce que l'on peut trouver sur une moquette, c'est une invitation au voyage, venez , je vous emmène à la façon de Prévert.
D'abord, on trouve une chaussette, orpheline, ratatinée sur elle même, elle a été portée donc n'est plus très fraiche et elle attend de retrouver sa copine dans le panier à linge.
On trouve aussi un rapporteur, un peu cassé sur un coté, avec des degrés qui s'effacent , usés d'avoir été frottés sur le papier, usés d'avoir subi tant de jurons.
Un rapporteur qui s' il devait rapporter nous en dirait des belles !
Une bille qui a roulé sa bosse, dans les creux et les coins. Une bille passée dans des doigts poisseux de confiture ou de crotte de nez , allez savoir !
Un nounours, effaré d'avoir le ventre ouvert , ses entrailles , exposées à la vue de tous mais qui garde par politesse ,on suppose un sourire figé sur ses lèvres.
Bref, ces objets inanimés ont une âme, à ras la moquette, c'est vrai mais ils nous racontent des histoires et je les en remercie.
D'abord, on trouve une chaussette, orpheline, ratatinée sur elle même, elle a été portée donc n'est plus très fraiche et elle attend de retrouver sa copine dans le panier à linge.
On trouve aussi un rapporteur, un peu cassé sur un coté, avec des degrés qui s'effacent , usés d'avoir été frottés sur le papier, usés d'avoir subi tant de jurons.
Un rapporteur qui s' il devait rapporter nous en dirait des belles !
Une bille qui a roulé sa bosse, dans les creux et les coins. Une bille passée dans des doigts poisseux de confiture ou de crotte de nez , allez savoir !
Un nounours, effaré d'avoir le ventre ouvert , ses entrailles , exposées à la vue de tous mais qui garde par politesse ,on suppose un sourire figé sur ses lèvres.
Bref, ces objets inanimés ont une âme, à ras la moquette, c'est vrai mais ils nous racontent des histoires et je les en remercie.
mercredi 26 janvier 2011
Lorsque j' entends ou je lis les faits divers qui malheureusement sont mis à la une des journaux , je me dis que tel violeur ou tel criminel a été un jour un petit qui s'est éveillé à la vie doucement, qui a eu ses premiers rires, ses premiers mots , ses premiers regards émerveillés, cette fraiche naïveté de l'enfance.
Qui a abimé cela ?
Les enfants sont à préserver plus que tout.
Ceux qui saccagent à coup de ceinture , de mépris, de haine l'enfance sont responsables de ce qui adviendra demain.
Même si la responsabilité du coupable est indiscutable, ils doivent eux aussi en porter le fardeau.
Qui a abimé cela ?
Les enfants sont à préserver plus que tout.
Ceux qui saccagent à coup de ceinture , de mépris, de haine l'enfance sont responsables de ce qui adviendra demain.
Même si la responsabilité du coupable est indiscutable, ils doivent eux aussi en porter le fardeau.
samedi 22 janvier 2011
Ce soir au restaurant :
Un couple d'environ 45 ans, une jeune fille d'une vingtaine d'années. Têtes baissées, ils mangent. Une voix s'élève , sourde, maitrisée mais empreinte d'une grande tension.
C'est le père qui parle à sa fille :
Pourquoi tu es violente, pourquoi tu me parles comme ça..... respect pour les adultes....quand tu as eu besoin de moi pour le déménagement, comme un con je suis venu........et ben , la prochaine fois tu te démerdes......mais tu me parles d'un vieux contentieux d'il ya 12 ans.....
Le quasi- monologue continue, les visages sont fermés.
Je ne veux pas écouter mais je suis happée par cette tension palpable.
Je me dis que ces reproches déversés de façon audible dans un lieu aussi inapropprié parmi des bandes de copains , des famille, vont monter crescendo et je m'attends que d'un moment à l' autre , la fille se lève ou se mette à hurler.
Le stress m'envahit.
Le père finit par lacher : demain matin, je prends mes affaires, je pars, ça fait 20 ans que vous vous foutez de ma gueule, et je romps tout contact avec vous, je ne veux plus jamais de vos nouvelles.
Sur ce, il se lève et va au comptoir pour payer l'addition.
Sur ce, elles se lèvent et le rejoignent au comptoir , sortent leur porte monnaie pour compléter l'addition.
La violence des mots , les intentions mises dans ces mots m'ont glacées.
Ils repartent tous les trois, côte à côte, le col relevé , aucune émotion particulière sur le visage.
.
Un couple d'environ 45 ans, une jeune fille d'une vingtaine d'années. Têtes baissées, ils mangent. Une voix s'élève , sourde, maitrisée mais empreinte d'une grande tension.
C'est le père qui parle à sa fille :
Pourquoi tu es violente, pourquoi tu me parles comme ça..... respect pour les adultes....quand tu as eu besoin de moi pour le déménagement, comme un con je suis venu........et ben , la prochaine fois tu te démerdes......mais tu me parles d'un vieux contentieux d'il ya 12 ans.....
Le quasi- monologue continue, les visages sont fermés.
Je ne veux pas écouter mais je suis happée par cette tension palpable.
Je me dis que ces reproches déversés de façon audible dans un lieu aussi inapropprié parmi des bandes de copains , des famille, vont monter crescendo et je m'attends que d'un moment à l' autre , la fille se lève ou se mette à hurler.
Le stress m'envahit.
Le père finit par lacher : demain matin, je prends mes affaires, je pars, ça fait 20 ans que vous vous foutez de ma gueule, et je romps tout contact avec vous, je ne veux plus jamais de vos nouvelles.
Sur ce, il se lève et va au comptoir pour payer l'addition.
Sur ce, elles se lèvent et le rejoignent au comptoir , sortent leur porte monnaie pour compléter l'addition.
La violence des mots , les intentions mises dans ces mots m'ont glacées.
Ils repartent tous les trois, côte à côte, le col relevé , aucune émotion particulière sur le visage.
.
vendredi 21 janvier 2011
LE TEMPS QUI COULE
Vienne la nuit, sonne l'heure
Les jours s'en vont, je demeure.
Guillaume Apollinaire
Les jours s'en vont, je demeure.
Guillaume Apollinaire
vendredi 14 janvier 2011
MA FILLE, MON BEBE
Hier, j'ai invité ma fille de 13 ans à visiter mon blog.
J'étais fière de partager mes écrits et d 'échanger ensuite avec elle.
Elle a fini le blog, tête baissée, bouleversée et m'a dit dans un sanglot : mais t'es déprimée, ça se ressent trop sur ton blog !
Je suis désolée de lui avoir fait de la peine, je regrette qu'elle se soit pris mes états d'âme en pleine figure car elle ne les soupçonnait pas.
Je lui ai expliqué , que ce n'était que des instantanés de vie, des phrases jetées pour traduire un trop plein d'émotion .
Les mots peuvent être exacerbés, enjolivés, manipulés, bref ils ne sont pas la réalité, je l'ai dit à mon bébé, j'espère qu'elle aura compris.
J'étais fière de partager mes écrits et d 'échanger ensuite avec elle.
Elle a fini le blog, tête baissée, bouleversée et m'a dit dans un sanglot : mais t'es déprimée, ça se ressent trop sur ton blog !
Je suis désolée de lui avoir fait de la peine, je regrette qu'elle se soit pris mes états d'âme en pleine figure car elle ne les soupçonnait pas.
Je lui ai expliqué , que ce n'était que des instantanés de vie, des phrases jetées pour traduire un trop plein d'émotion .
Les mots peuvent être exacerbés, enjolivés, manipulés, bref ils ne sont pas la réalité, je l'ai dit à mon bébé, j'espère qu'elle aura compris.
Inscription à :
Articles (Atom)