lundi 25 avril 2011

JOYEUSES PAQUES

Qui sort en catimini le matin pour déposer les oeufs dans le jardin , c'est MAMAN !
Qui fait semblant de ne pas entendre le grincement des volets que l'on ouvre, synonyme de distribution d'oeufs sur la pelouse fraichement tondue ? les ENFANTS !
Qui sait si bien faire la cloche de Pâques pour annoncer aux petits que ça y est , les choco sont là ? C'est MAMAN
Qui déboulent ébouriffés, paniers à la main, les ENFANTS !
Qui glousse comme une poule de Pâques en voyant ses petits ( hum !hum ,11 et 13 ans), le nez sur l'herbe à la recherche du dernier oeuf perdu... c'est MAMAN
Et qui récolte le fruit de toute cette agitation , les papilles enchocolatées ? c'est PAPA !

jeudi 14 avril 2011

Hier, face à la mer, dans le brouhaha des mouettes et le ressac des vagues, je savourais ces moments de pur bonheur où on a le sentiment que tout de suite , là , maintenant rien ne pourrait être plus beau, plus fort. C'est un sentiment étrange de plénitude.

Passé ce moment magique, je me suis dit que ces moments de grâce, nous renvoyaient à l'éphèmere.

Il y aura un jour où je ne verrai plus , ne ressentirai plus.
Il y aura un jour où ce sera la dernière fois que .....mais je ne le saurai pas.

Ce ne sont pas des pensées tristes mais un sentiment d'urgence à profiter de ce que la vie nous offre.
Deux jours en Normandie qui ont paru une semaine.
C'est amusant comme le temps peut être élastique. Je suis revenue remplie d'images instantanées, de bribes de conversation volées, de parfums captés.

Mes sens en éveil ont absorbé le plus d'émotions possibles et me voilà satisfaite.
Ne reste plus qu'à faire durer ce moment de plaisir avant qu'il ne se dilue dans la routine....

Je suis allée avec mari et enfants à Villers sur Mer dans un hotel , bulles de couleur, ou le vert et le rouge s'interpellaient et se fondaient sur les murs, les tapis, la déco, c'était vraiment une invitation au voyage. Le petit balcon avec vue sur mer nous a inondé de soleil et on en a bien profité.

Petit tour à Deauville, pour faire découvrir les planches aux enfants. Ils ont lu les noms de stars américaines inscrites sur les barrières de bois près des cabines, ils n'en connaissaient aucun à part Spielberg et Lukas........ saut de génération......

J'ai enfin foulé le sable mouillé et respiré les embruns. Instant de plénitude....

Petit tour le lendemain à Houlgate, Dives sur mer .  Là, on a visité le village de Guillaume le Conquérant et au détour d'une échoppe , j'ai vu un amoncellement de dentelle, bonnet de nuit, draps brodés posé sur une table en bois. J'ai adoré ..mais l'empressement du vendeur m'a fait fuir, dommage !

Passage à Honfleur,  la saison touristique n'a pas vraiment commencé mais que de monde ! Je suis entrée dans plusieurs galeries d'art, ce sont des endroits qui m'attirent mais je ne me sens pas d'aisance à en franchir la porte. Choc des couleurs, des volumes, j'ai reconnu une référence à Keith Haring. Depuis que mon fils ainé étudie les Arts Appliqués, je découvre les artistes contemporains et contre toute attente, j'aime ça.

J'aimerais tant créer à mon tour, je n'arrive pas à définir la raison de mon immobilisme.
Manque de temps, de confiance en moi, de technicité , je remets toujours à plus tard mais il se fait déja suffisamment tard....

mercredi 23 mars 2011

Mon père

Il y a un an , jour pour jour, heure pour heure, c'était l'impensable, l'inimaginable.

Mon père décédait , tombé à terre par une belle journée de printemps. Il aura eu pour dernière image , le ciel bleu, les cimes des arbres, le  soleil sur sa peau et les oiseaux qui chantaient le printemps. La sève d'une nouvelle saison , la renaissance après l'hiver rude disaient l'aurevoir à mon père mourant.

A quoi pense -t'on lorsque l'on s'en va , vers qui sont allées les dernières pensées de mon père, vers quoi ?  Nous portons à jamais sa souffrance et le désespoir de ne pas avoir été là pour son dernier souffle.

La vie, la mort révélées dans ce qu'elles ont de plus crues, rien  pour se raccrocher, mon athéisme pris en plein visage.
On a été, on n'est plus. Point.

Pourtant.....L'envie de vivre et de vivre encore plus fort, l'évidence de devoir profiter de ce que la mort n'a pas encore pris.
Accepter, se laisser balloter mais être là,  à respirer un an après le parfum du printemps, accompagner le rire des enfants, se projeter ....tant qu'il en est encore temps.

jeudi 17 mars 2011

Mon ami japonais

Ca m'agace un peu en ce moment les analyses faites sur la réaction des Japonais face au tsunami , aux tremblement de terre et à la menace nucléaire. J'entends ici et là : ils sont stoiques et courageux, ils ont du sang froid, ils ont reçu l'éducation pour faire face....

N'empêche que face à la mort, les yeux fixés sur la vague qui va l' engloutir, face à la mort , essayant de retenir la petite main entrainée par les flots, il est comme toi et moi , juste figé de terreur.

Quand il cherche dans les décombres des maisons, sa maison et qu'il retrouve au hasard un doudou de son enfant disparu, un bracelet de sa femme, il doit faire comme toi et moi, pleurer à chaudes larmes.
Et quand il a la chance d'avoir sa petite famille réunie autour de lui, il se dit qu'ils sont à 200kms des centrales nucléaires, que peut être en ce moment même, ils respirent la mort et ses particules, il est comme toi et moi, terrifié.

Chaque individu porte en lui ses sentiments, personne ne peut préjuger de leur importance. C'est la pudeur qui fait la différence.

samedi 12 mars 2011

jeudi 3 mars 2011

Je me donne de grandes claques dans le dos , sur les joues, sur les bras.
Je tourne en rond en tapant dans les mains, marche avant, marche arrière.
J'ai chaud. J'ai mal aux paumes, rougies d'avoir donné la claque sans relâche.
Mon bassin part en roue libre, mes pieds fouettent l'air, mes bras moulinent....et la tête alouette !
20 heures : Je sors de mon cours de QI Qong , j'ai mal partout mais j'aime bien  !